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En matière de risques psychosociaux, la fonction Ressources Humaines occupe une position centrale. Elle constitue le principal relais opérationnel de l’employeur dans la mise en œuvre de son obligation de sécurité et de protection de la santé physique et mentale des salariés.
Longtemps associée aux enjeux de sécurité physique, cette obligation couvre aujourd’hui pleinement la santé mentale au travail. La jurisprudence a progressivement renforcé les exigences qui pèsent sur l’employeur : en cas de difficulté ou de contentieux, il ne suffit pas de démontrer que l’entreprise a réagi. Il faut également pouvoir démontrer qu’elle avait mis en place une démarche de prévention adaptée et qu’elle a pris les mesures nécessaires pour éviter la dégradation d’une situation.
La question est donc : quelles sont les obligations à respecter en matière de RPS, et comment démontrer que l’entreprise a effectivement agi ?
Voici les quatre grands axes autour desquels doit s’articuler la démarche RH.
La première obligation consiste à identifier, évaluer et formaliser les facteurs de risques professionnels auxquels les salariés peuvent être exposés, parmi lesquels les risques psychosociaux.
Cette évaluation doit être intégrée au Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP).
Pour les entreprises de moins de 50 salariés, l’évaluation doit conduire à la définition d’actions de prévention, consignées dans le DUERP et ses annexes.
Pour les entreprises d’au moins 50 salariés, elle doit alimenter le PAPRIPACT — Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail.
Ce programme doit permettre de formaliser les mesures de prévention envisagées, leur calendrier de mise en œuvre, les modalités de suivi et les moyens qui leur sont consacrés.
Le DUERP ne devrait donc pas être considéré comme un document purement réglementaire. Il constitue également un support permettant de structurer et de suivre la politique de prévention des RPS.
La prévention des RPS passe également par l’information et la formation des salariés.
La fonction RH doit s’assurer que les collaborateurs connaissent les risques professionnels auxquels ils peuvent être exposés et les dispositifs auxquels ils peuvent avoir recours.
La ligne managériale occupe, dans cette démarche, une place particulière.
Les managers n’ont pas vocation à devenir des spécialistes de la santé mentale. Ils doivent en revanche être suffisamment outillés pour identifier certains signaux faibles et savoir comment les faire remonter.
Absentéisme inhabituel ou répétitif, changement de comportement, isolement, tensions dans une équipe, baisse soudaine de l’implication ou difficultés récurrentes peuvent constituer des éléments qui méritent d’être analysés.
L’objectif est de permettre aux managers de jouer pleinement leur rôle dans la prévention, tout en sachant à quel moment et vers quels interlocuteurs orienter une situation.
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